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MONTBÉLIARD : DANS LE BOIS DE NOTRE ENFANCE

Ouvrier chez PSA, le Montbéliardais Philippe Rouply signe un très beau conte, une vraie fable écolo.

«C’est vrai mes collègues me regardent autrement : avec amusement, étonnement et parfois de manière un peu moins sympathique. Mais pourquoi un ouvrier n’aurait pas le droit d’avoir une passion comme l’écriture ? ». Jusqu’à cet été, date de la publication à compte d’éditeur de son premier livre, « Le pacte des sauterelles », Philippe Rouply, 48 ans, n’avait jamais évoqué son intérêt pour la littérature.

Pourtant ce Belfortain de naissance, habitant Montbéliard et ouvrier testeur qualité chez PSA à Sochaux, noircit des carnets depuis toujours. À l’adolescence, il envoie même un manuscrit à une maison d’édition, qui le gruge. Cette mauvaise première expérience puis le quotidien l’éloignent de la plume. Grand lecteur, cet admirateur de Jean-Jacques Rousseau, un « visionnaire » et Stefan Zweig, Philippe Rouply continue pourtant, avec plaisir, à enchanter ses deux fils (aujourd’hui vingt et quatorze ans) : « Je leur racontais des contes de Grimm, Perrault puis des histoires que j’inventais moi-même ». Après des années à avoir été bercés par ces récits, toujours très oniriques, Alexandre et Guillaume poussent leur père à sauter le pas.

L’éditeur Delizon accepte de publier, dans un premier temps, à trois cents exemplaires, « Le pacte des sauterelles », un conte illustré pour enfants à partir de sept ans… mais qui réjouit aussi les adultes. L’histoire ? Celle de deux enfants qui découvrent de bien drôles de choses au milieu des bois. « Il y a un message écolo mais, j’espère sans leçon de morale », souligne l’auteur. « J’aimerais seulement que passe le message qu’on peut transformer nos rêves en réalité ».

Ses sources d’inspiration ? La nature, qu’il adore, et sa propre enfance, qu’on devine, malgré une pudique retenue, pas franchement rose. « Quand j’étais petit et que je n’allais pas bien, je m’imaginais me réfugier dans les bois et être secouru par des animaux », raconte-t-il. « Cela me faisait du bien ». Aujourd’hui, lecture et écriture sont ces deux autres vecteurs d’évasion.

Conforté par sa première expérience, par des retours plutôt positifs sur « Le pacte des sauterelles » et par le soutien de son éditeur, Philippe Rouply est en pleine écriture d’un autre roman. Il s’agit cette fois d’un tout autre genre : un thriller pour adultes. « Mais là aussi, je privilégie l’intrigue, le caractère des personnages et l’imaginaire », conclut-il ne souriant. Allez, un indice ? « Il est question d’un faux fantôme mais chut ! »

Le pacte des sauterelles dans le journal L\’Est Républicain

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